Gedenksteen voor bemanning Halifax EQ-W DT752

Periode: WOII
Type: Monument
Militair of Burger: Militair
Status: Niet beschermd
Datum registratie: 
01/05/2006
Datum gebeurtenis: 
17/04/1943
  • © Steven Volckaerts, 17/02/2007© Steven Volckaerts, 17/02/2007
  • © Dominique Rochette, 01/12/2015© Dominique Rochette, 01/12/2015© Dominique Rochette, 01/12/2015
  • © Dominique Rochette, 01/12/2015
Locatie: 
langs de N889
Het monument staat langs de N889 Nassonge – Barrière de Champlon, na ongeveer 6 km vanuit Nassonge, net voor het bord dat aanduid dat er over 1 km bochten volgen, rechts de bosweg inrijden. Nabij de poort staat de aanduiding ‘Chemin C BJ Collin.’) Na ongeveer 500 meter de brandgang rechts nemen en na 100 meter links het bord ‘Memorial RAF’ volgen. Je ziet daar het monument al staan. Opgepast, op sommige dagen mag het bos niet betreden worden. Op het monument staat geschreven: ‘A LA MEMOIRE DE DEUX AVIATEURS ANGLAIS TOMBE ICI LE 17-5-1943. » Volgens sommige bronnen zou ten tijde van de oprichting van het monument (1945) de juiste informatie i.v.m. toestel en de datum van de crash niet juist gekend zijn en zou gaan om de Halifax DT752 die viel op 17 april 1943. Er zouden ook geen twee maar wel acht bemanningsleden aan boord geweest zijn.
 
Rik Verhelle bezorgde ons veel gedetailleerder informatie (21 juli 2011):
 
1. La mission du Bomber Command:
Plzen en Tchèque Slovaquie et ses complexes industriels Skoda étaient 
choisis comme objectif principal de la mission. Cette industrie mettait 
quelques 67.000 personnes au travail pendant 72 hr par semaine. En 43, Skoda 
sortait 2677 canons de différents calibres de ses usines, soit 5,4% de la 
production allemande. En plus, et à côté d’être un centre primordial de 
réparation de blindés, Skoda produisait des milliers d’armatures de 
suspension pour moteurs d’avions de combat, des composantes pour 
sous-marins, et des machines pour la production de munitions. Skoda était 
une industrie du même niveau que Krupp en Allemagne ou Vickers en 
Angleterre. Puisque Plzen se situait fort loin de l’Angleterre, les 
Allemands la considéraient comme à l’abri des assauts aériens des 
Alliés, et ils avaient dès lors investi énormément dans l’industrie 
Skoda.     
 
Skoda constituait donc un objectif d’importance capitale, voir même 
vitale. En effet, une fois Skoda industries anéantis, la guerre finirait 
sensiblement plus tôt, et beaucoup de vies seraient ainsi épargnées.   
L’opération portait le surnom « Frothblower » (littéralement, « lui 
qui fait mousser la bière », une référence humoristique à la bière 
Pilsner brassée à Plzen). Dans la nuit du 16 au 17 avril, 327 avions du 
Bomber Command (197 Lancaster et 130 Halifax) allaient tenter de détruire 
les usines d’armement Skoda. 
 
La date du raid avait été choisi pour sa nuit de pleine lune qui, 
espérait-on, allait faciliter le travail des navigateurs et 
viseurs-bombardiers. Le bombardement était à effectuer à très basse 
altitude, entre 8000 et 4000 pieds, et la navigation avait pour mission de 
trouver l’objectif en identifiant des points de repères successifs le long 
de leur itinéraire. Le 35 Squadron, équipé de radars, et qui précédait 
les vagues de bombardiers, était responsable pour le marquage de la cible 
avec des fusées éclairantes. 
 
On comptait cinq heures de vol avant que les bombardiers aillent atteindre 
Skoda Werke, et le pilonnage allait être effectué entre 01hr30 et 01hr50. A 
02hr20 au plus tard, tous les équipages devraient avoir engagé le chemin de 
retour vers l’Angleterre.
     
Mais une pleine lune rendait également le boulot des chasseurs de nuit de la 
Luftwaffe plus aisé, et la basse altitude était une bonne chose pour le 
FLAK (canons anti-aériens allemands). Un carnage sans précédent se 
préparait !
 
Cette nuit, le Bomber Command avait deux missions supplémentaires à 
accomplir: bombarder Mannheim comme cible secondaire avec 271 avions (159 
Wellington, 95 Stirlings, et 17 Halifax), et le larguer des tracts de 
propagande sur le territoire français avec 11 avions.
 
2. Shot down over Nassogne:
L’avion Halifax DT752 était construit en janvier 1943, et livré au 408 
Sqn (Canadien !) basé à Leeming en Angleterre. Il portait le code EQ-W sur 
son fuselage.    
Cette nuit, le 408 Sqn avaient délégué 13 de ses appareils pour la mission 
de Pilzen. Un seul des 13 ne pourra pas décoller, et des 12 qui avait pris 
leur envol à 21 hr, seulement 8 ont trouvé et bombardé leur cible. 4 de 
ces 12 Halifax n’allaient pas rentrer cette nuit, dont le DT752.
Après le bombardement et déjà sur son chemin de retour, le DT752 est 
intercepté par un chasseur de nuit Messerschmitt (Me-110) piloté par Ludwig 
Meister. De nuit, même armé de 8 mitrailleurs, un bombardier Halifax 
n’est pas vraiment de taille à affronter un Me-110 équipé de radar et de 
canons. Squadron Leader Lashbrook, pilote du Halifax HR663 du 102 Squadron, 
témoignait avoir observé le DT752 à sa gauche descendant en flammes. DT752 
s’est enfoncé à 04hr08 précises dans une sapinière sur une hauteur à 
quelques 3 kilomètres à l’est de Nassogne, au lieu-dit « Les Houlles ». 
On y voit aujourd'hui un mémorial édifié après la guerre, et remis en 
état en 1952.    
 
La Feldgendarmerie de Marche-en-Famenne a monté la garde autour des débris 
de l’avion, et six corps sont dégagés. Par la suite, un Bergungscommando 
viendra sur place enlever les dépouilles qui seront enterrées le 20 avril 
à St-Truiden. Plus tard, elles ont été exhumées et transférées vers le 
cimetière militaire britannique à Heverlee où ils reposent encore 
aujourd’hui.
 
Il s’agit du F/O Joseph Raymond Louis Sergent (Canadien), J/20028, 22 ans, 
pilote, tombe 4.F1 - F/Sgt Cecil Davis Heming (Canadien), R/70986, 21 ans, 
mitrailleur, tombe 4.F2 - Sgt Frank Robert Cocks, 1216483, 20 ans, 
navigateur/bombardier, tombe 4.F3 - Sgt Harry George Machell (Canadien), 
R/81119, 22 ans, ingénieur de bord, - Sgt Geoffrey Mantex Hill, 1435573, 
navigateur/bombardier, - Sgt Donald Frederick Gargrave, 1272498, 
opérateur-radio/mitrailleur. Ces trois derniers reposent dans la tombe 
collective 4.F4.
 
Le 7ème membre d’équipage n’a été découvert qu’au 06 mai. Il 
s’agit du F/Sgt William Kwasney (Canadien), R/134910, 21 ans, mitrailleur, 
et qui a été inhumé au cimetière communal de Florennes, tombe 28 dans la 
rangée 2, où il repose encore actuellement.    
 
Les moteurs de l’avion se sont enfoncés dans la tourbe. Les Allemands ont 
tenté de les extraire à l’aide d’un char, mais sans y parvenir. 
D’ailleurs, les moteurs doivent toujours se trouver enfouis dans la forêt 
de « La Houlle ».
 
L’explosion du bombardier a causé quelques dégâts. Voici ce que Sylvain 
Joris, garde forestier et habitant de Laneuville-au-Bois, a noté dans son 
procès-verbal administratif au sujet de cet évènement:
« … Faisant ma tournée ordinaire, le 13 avril 1943, à 9 hr du matin, 
accompagné du     garde temporaire Jules Lecerf, de Laneuville-au-Bois, ayant 
remarqué de la fumée dans la direction du Chemin des Hérins, nous nous y 
sommes rendus et nous avons trouvé un avion Anglais qui brûlait dans la 
pessière du compartiment trente des Houlles-Nord. Ayant constaté que tout 
risque d’incendie était passé, je suis allé prévenir le brigadier 
Joseph Paquet. Avec lui et deux ouvriers munis des outils nécessaires, je me 
suis rendu de nouveau sur le lieu du sinistre pour y prendre toutes les 
mesures préventives contre une extension éventuelle du feu, vu que 
l’avion brûlait  encore dans son entonnoir creusé par sa chute. Nous 
avons constaté que le feu avait parcouru environ cinq ares de la partie 
regarnie, il y a treize ans, d’une plantation d’épicéas. Une 
cinquantaine d’épicéas devront être replantés. Le dégât est estimé 
à 500 francs. … »
 
Il y a très peu de témoins. Personne n’a survécu la chute fatidique du 
bombardier, et puis, les gens ont été tenus à l’écart de l’endroit. 
Les Allemands interdisaient tout accès au lieu du drame, et tous les curieux 
étaient immédiatement refoulés de façon manu militari.
 
3. Le bilan du bombardement:
L’attaque sur Plzen se soldait par la perte de 18 Lancaster et 18 Halifax, 
soit 11% de la force. Un escadron canadien, le 408 Sqn, sera 
particulièrement touché par la perte de quatre de ses douze Halifax 
participant au raid (dont celui qui est tombé à Nassogne).
L’objectif secondaire, Mannheim, causait la perte 18 avions (9 Wellington, 
7 Stirling, 2 Halifax), soit 6.6 % de la force.
 
Effort total de la nuit: 609 sorties et une perte de 54 bombardiers, soit 
8.9% du total engagé. Depuis le début de la guerre, un taux de pertes si 
élevé n’avait pas encore été noté. Pour la première fois, le nombre 
montait au delà de 50 unités. Maigre consolation: des 14 bombardiers perdus 
en mer, quelques équipages ont pu être sauvés. Le bilan final du Bomber 
Command totalisait 199 membres d’équipage morts au combat, 52 prisonniers 
de guerre, et la perte de 54 avions.     
La Luftwaffe s’en sortait nettement mieux avec une perte de seulement 4 
chasseurs de nuit Me-110.
 
Au débriefing, seulement 249 équipages déclaraient avoir touché 
l’objectif, mais en réalité la plupart des bombes sont tombées au 
sud-ouest de l’usine, touchant les villages de Nova Ves et Dobrany (4000 
habitants), un hôpital psychiatrique, et un campement du Wehrmacht. Nombre 
de victimes : 1000 soldats allemands, 250 habitants, 300 patients.     
409 tonnes de bombes explosives (dont 105 « Cookies » de 2000 kilos) et 139 
tonnes de bombes incendiaires ont été largué sur l’objectif primaire. 
Les objectifs alternatifs ont encaissé quelques 59 tonnes d’explosifs et 
10 tonnes d’incendiaires. Un grand nombre de bombes autour de Dobrany 
n’avaient pas explosée à l’impact, devenant ainsi des pièges mortels 
pour la population.    
 
Quant aux usines de Skoda, les pompiers locaux ont déclaré qu’aucune 
bombe n’a touché le centre du complexe industriel. Des dommages 
négligeables ont été occasionnés aux fenêtres et aux toits vitrés de 
l’unité de production. 
 
En effet, les plupart des explosifs sont tombés à 10 à 15 Km au sud-ouest 
des usines, et les bombes les plus proches ont touché le sol à quelques 4 
kilomètres.
 
Après avoir examiné les 211 photos aériennes prises par des avions de 
reconnaissance, la RAF assumait que le raid sur Skoda se soldait un échec 
monumental. Aucun impact n’était visible dans le complexe industriel, mais 
les villages de Nova Ves et Dobrany et environs par contre étaient ravagés.
Les usines de Skoda allaient subir d’autres attaques : Le 13/14 mai 1943 
par 168 bombardiers dont seulement 5 toucheront leur cible, le 16/17 avril 
1945 par 222 bombardiers, et une dernière fois le 25 avril 1945 par les 
Américains. Mais même à la fin de la guerre, toutes les unités de 
production d’avions de chasse Me-109 avaient resté intactes. D’ailleurs, 
après la guerre, Skoda a continué à en produire pour l’armée 
Israélien. Plus tard, Skoda s’est reconverti en producteur 
d’automobiles, et ses industries figurent actuellement parmi les plus 
performantes sur le plan mondial.
 
 

Dankzij Dominique Rochette werd het monument eind 2015 grondig schoon gemaakt. Er staat nu ook een duidelijk informatiebord.